dimanche 31 juillet 2011

Mohamed VI veut la paix avec ses voisins

En 1994, à la suite d'un attentat à Marrakech, le Maroc décide de fermer les frontières terrestres avec l'Algérie. L'attentat avait été imputé aux services secrets algériens.

Dans son discours du trône samedi dernier ( à l'occasion de la fête du trône), Mohamed VI a appelé à la réouverture de la frontière terrestre des deux pays et à une normalisation totale de leurs relations.

Pour Kassa Aissi, porte-parole du Front de libération nationale (FLN), principal parti au pouvoir en Algérie, les déclarations du roi Mohamed VI sont "des effets d'annonce", "C'est une démarche récurrente qui n'exprime qu'un point de vue, celui du Makhzen (palais royal) marocain"."Ce type de réaction intervient toujours comme des effets d'annonce mais sans rien de concret", a-t-il ajouté en rappelant que c'étaient les Marocains qui avaient décidé de fermer la frontière terrestre commune des deux pays.

Le Sahara Occidental est un problème qui doit être aussi réglé, a souligné M. Aissi, car c'est un élément nécessaire à la réalisation du Grand Maghreb, sans qu'il soit "conditionnel à l'amélioration des relations entre les deux Etats". Rappelons que le Maroc occupe l'ex-colonie espagnole depuis 1976 et n'entend  lui accorder qu'une autonomie tandis qu'Alger soutient les revendications sahraouies, notamment la possibilité d'une indépendance du territoire.     

               
 

L'opinion pubique est différente. Les Algériens et les Marocains contestent cette frontière. Malgré quelques petites rivalités, quoi de plus normal entre deux pays voisins, telles que la course au victoire de football. Mais ils se soutiennent et ils aiment leurs deux Pays. 






Ce clip  est intéressant non seulement parce qu' il nous montre le mur qui sépare la frontière maroco-algérienne mais aussi ,et surtout, l'entente entre les habitants des deux pays voisins. Ces chanteurs en herbe parlent de l'amour qu'ils portent à leurs pays.

samedi 16 juillet 2011

Nouvelle Constitution, nouveau blocage




  
    A la suite des mouvements de protestations au Maroc en février dernier, le Roi Mohammed VI a envisagé la réforme de la Constitution dans le but de désamorcer un éventuel conflit interne. Souvenez-vous, les Marocains avaient décidé d´occuper la rue chaque dimanche, immitant les autres peuples arabes qui protestent, toujours, pour réclamer plus de dignité humaine, plus de justice sociale et de libertés politiques.

    Derrière l'objectif avancé d'instaurer un système administratif, le projet de Constitution instaure la régionalisation. Il a été voté vendredi dernier par 98% des 60% des électeurs qui ont voté.
Mais l´idée de ce projet ne naît pas des mouvements de protestation populaires au Maroc. Elle remonte à la première moitié des années  2000 lorsque Rabat avait décidé de faire des propositions de réformes politiques pour trouvé une solution à la question du Sahara occidental. Et une solution qui arrange le Maroc, soit, l'annexion de la région du Sahara occidental.
L'Espagne, avec le soutien de la France, conseille le système des autonomies espagnols. La révision de la Constitution ne doit donc pas seulement permettre de décentraliser le pouvoir administratif trop lourd.
La nouvelle Constitution prévoit l'annexion des deux régions du territoire sahraoui dont le nord est carrément intégré au sud du Maroc. Le Maroc prend une décision qui risque d'aggraver le conflit du Sahara occidental. Conflit qui dure depuis l'année 1975 parce que le Maroc refuse de reconnaître le droit à l´autodétermination du peuple sahraoui.
L´intégration de l´ex- colonie espagnole, le Sahara occidental, dans la nouvelle organisation territoriale marocaine, a été dénoncée par le président du Front Polisario Mohamed Abdelaziz dans sa récente lettre au Secrétaire général de l´ONU, M. Ban Ki-moon (voir le post associé). Cette décision du Maroc met en péril la reprise des négociations entre le Maroc et le Front Polisario prévu à la mi-juillet à Manhassat, près de New York.  La tenue d'un référendum d'auto-détermination, jusqu'alors toujours refusée par le Maroc, n'a à première vue plus de chance d'aboutir. Le représentant personnel du Secrétaire général de l´ONU, M.Christopher Ross, aura beaucoup de mal à faire accepter des concessions de la délégation marocaine.





La Constitution marocaine constitue un nouveau blocage juridique du processus de décolonisation du Sahara occidental. Cette manœuvre a été dénoncée par les associations civiles de soutien à la cause sahraouie en Espagne, ancienne puissance coloniale du Sahara occidental. José Taboada, qui coordonne la fédération de ces associations, a adressé, vendredi, une lettre à Mme Hillary Clinton, en visite à Madrid, invitant les Etats-Unis à engager une action pour que soit respectée la légalité internationale au Sahara occidental, une responsabilité que "les puissances européennes (allusion à la France et à l´Espagne) ont refusé d´assumer".
L´ancien Secrétaire d´Etat américain James Baker est l´auteur du plan qui porte son nom qui a été adopté en juillet 2003 par le Conseil de sécurité. Un plan dont s´inspire, aujourd´hui, son compatriote, Christopher Ross. Sa volonté de trouver une solution à ce conflit vieux de plus de 35 ans se heurte aux manœuvres de certains pays de l´UE qui viennent de voter à Bruxelles la prorogation de l´accord de pêche UE-Maroc élargi au Sahara occidental. Une manière de reconnaître l´annexion de fait du Sahara occidental par le Maroc.

dimanche 10 juillet 2011

Des enjeux insoupçonnés

Analyse de la question du Sahara occidental faite par la journaliste Fadwa Dabbarh.

http://www.rcinet.ca/francais/chronique/pomme-et-mandarine---societe/14-30_2011-07-08-le-sahara-occidental-divise/

Ce reportage présente la position du Maroc sur le conflit. En 1975, l'annexion du Sahara occidental par le Maroc a conduit aux Accords de Madrid. Ces derniers ont accordé les deux tiers nord au Maroc et le tier sud à la Mauritanie. Les Saharaouis et l'Algérie ont été laissé pour compte. Ce qui a marqué le début de la rivalité entre le Maroc et l'Algérie selon ce reportage audio.

jeudi 7 juillet 2011

Il est venu le temps du dialogue




Les nuages semblent se dissiper entre le Maroc et L'Algérie. La question du Sahara occidental les divise depuis des décennies.
Le Maroc tient à sa supématie sur la région qu'il occupe depuis 1976. Il propose au peuple sahraoui l'autonomie mais uniquement sous sa souveraineté.
L'Algérie, alliée du Polisario, défend quant à elle l'idée de l'autodétermination du Sahara occidental. C'est-à-dire qu'elle estime que les Sahraouis sont les seuls à pouvoir décider de leur destinée. Concrètement l'Algérie et le Polisario demandent un référendum. Les Sahraouis pourront ainsi choisir entre l'indépendance, l'autonomie sous souveraineté marocaine ou le rattachement au Maroc.

Mais voilà, les deux partis ne se mettent pas d'accord, le Maroc a toujours refusé le référendum, il sait sans doute qu'un tel référendum ne lui serait pas avantageux...

Les rencontres entre les deux pays se sont multipliées ces derniers mois. Toujours en présence de l'ONU, des principaux protagonistes: le Maroc et le Polisario et des deux pays observateurs: la Mauritanie et l'Algérie. Faut-il y voir une ébauche de solution?