mercredi 14 mars 2012

Le dialogue de sourd se poursuit

La 9ème réunion informelle entre le Front Polisario et le Maroc s’est achevée mardi 13 mars à Manhasset (New York) comme les précédentes. Sans avancée palpable. Entre les deux parties qui se donnent rendez-vous pour juin et juillet prochain pour d’autres rounds du même type, c’est encore fois un dialogue de sourds.
Chacune des deux parties au conflit a continué à rejeter la proposition de l'autre comme base unique des négociations à venir, a relevé à la fin de cette rencontre, l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross.

Ce dernier a indiqué à la presse que tout comme à l’occasion des réunions informelles précédentes, les discussions ont eu lieu dans "une atmosphère d'engagements sérieux, de franchise et de respect mutuel".

Ross a souligné qu'afin de "trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoit à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et principes de la Charte de l’ONU, les deux parties ont poursuivi l'approfondissement de la discussion de leurs propositions respectives".

Quant aux autres thèmes abordés, M. Ross a indiqué que les deux parties ont poursuivi leur discussion sur le déminage, les ressources naturelles et l’environnement, "sans préjudice au statut définitif du territoire". A cet égard, a-t-il, ajouté, "les deux parties se sont réjouies des progrès enregistrés sur ces sujets, et ont confirmé leur intérêt de continuer à travailler avec l'ONU sur ces questions et d'autres dans le cadre des négociations en cours".

Que le conseil de sécurité assume ses responsabilités

Pour sa part, le chef de la délégation sahraouie à cette réunion informelle, M. Khatri Addouh, a déclaré à la presse qu'il était grand temps pour que "le Conseil de sécurité assume pleinement ses responsabilités pour permettre le parachèvement du processus de décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique". Pour M. Addouh, "il est inacceptable que le Maroc continue, par ses atermoiements et manoeuvre, à tourner le dos à l'avènement d'une paix juste et durable qui assure au peuple sahraoui le droit de décider librement de son destin et permet aux peuples du Maghreb de construire un ensemble démocratique, prospère et stable".

Pour ce qui est du contenu de ce round, M. Addouh, qui est également le président du Conseil national (parlement) de la République arabe sahraouie démocratique, a fait savoir qu'un accent particulier a été mis sur la question du corps électoral et les mécanismes d’autodétermination. En effet, a-t-il expliqué, "comme l'a déjà souligné le Secrétaire général de l'ONU, la consultation du peuple sahraoui sur son devenir est un passage obligé pour toute solution juste, crédible et durable du conflit de décolonisation du Sahara occidental". Ceci confirme une fois de plus, a soutenu M. Addouh, "l’attachement de la communauté internationale à une solution du conflit garantissant le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental".
Rabah Beldjenna (El Watan)

samedi 17 décembre 2011

rapt des humanitaires dans les camps des réfugiés: 11 suspects arrêtés par le Polisario

Un 11ème suspect, soupçonné d’être impliqué dans le rapt des trois humanitaires dans les camps des réfugiés, a été arrêté jeudi à Mijek (territoires libérés) par les services de sécurité de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Il s’agit d’un sahraoui.

Tifariti, de notre envoyé spécial Il y a 10 jours les mêmes services ont procédé à l’arrestation de deux groupes composés de 11 individus activant dans un réseau de contrebande et de crime organisé à 90Km au sud du camp de Dakhla et à 150 km au sud est de Rabouni, a révélé vendredi 16 décembre en marge du 13e congrès du Front Polisario, le ministre de la défense de la RASD, Mohamed Lamine El Bouhali. Le premier comprend sept individus, qui activent essentiellement dans le nord du Mali, et un deuxième groupe composé de 5 éléments activant dans le Grand Sahara et dans le nord du Mali.
Un membre de ce groupe a été abattu après avoir essayé de résister à son arrestation, a-t-il précisé, ajoutant que le cerveau de ce groupe, d’origine malienne, s’adonnant au trafic de drogue et entretenant des connexions avec des groupes terroristes, est entre les mains des autorités sahraouies.
Parmi les onze membres de ce groupe arrêtés par les autorités sahraouies figurent des Maliens, des Sahraouis et un Mauritanien. M. Bouhali a soutenu que ce groupe avait été appréhendé alors qu’il était "à la recherche d’un repreneur des trois otages", suite à "l’échec de l’opération de leur rachat par El Qaida au Maghreb islamique (Aqmi)".
Il n’a pas omis d’accuser les services de sécurité marocains d’être derrière cet acte terroriste, affirmant que ces derniers "étaient surpris d’apprendre l’arrestation de ce groupe de criminels". Il a appuyé sa thèse par le fait que "l’agence de presse marocaine avait vite annoncé qu’il s’agissait d’un groupe dissident d’AQMI".
R.B
elwatan.com

lundi 19 septembre 2011

Discours marocain: le CORCAS souligne la pertinence de l'expérience de l'IER et de l'initiative d'autonomie



Mlle Saadani Maalainine, membre du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (CORCAS) a présenté, mardi à Genève, un exposé sur l’expérience marocaine dans le domaine de la justice transitoire réalisée par l’instance équité et réconciliation.







    Mlle Maouelainine a mis en avant, la pertinence de cette expérience et de la proposition d'autonomie du Sahara, lors d'un panel au Palais des Nations, en marge de la 18ème session du Conseil des Droits de l'Homme (CDH) de l'ONU.
Après avoir souligné le rôle de la paix et de la réconciliation dans le règlement des conflits et la consolidation des droits de l'homme, Mlle Saadani a donné un aperçu sur l'expérience marocaine de l'IER.
Cette instance, qui a permis d'établir la vérité et de tourner la page des violations passées des droits de l'Homme au Maroc, est une expérience unique dans le monde arabe, a-t-elle fait remarquer, avant de passer en revue les différentes formes de réparation de préjudices que cette expérience a permises.
L'intervenante a, par la suite, abordé la proposition marocaine d'autonomie élargie dans les provinces du Sud élaborée et adoptée par le CORCAS, créé en 2006 et qui est, a-t-elle rappelé, composé de 141 membres représentant toutes les composantes de la société sahraouie.
Elle a fait observer que cette initiative, proposée par le Maroc pour mettre fin à l'impasse que connaissait le conflit du Sahara à cause de l'intransigeance du polisario, est la seule solution réalisable de ce conflit, vieux de plus de trente ans.
La mise en œuvre de la proposition d'autonomie permettra en effet aux populations du Sahara marocain de jouir de leurs droits économiques, sociaux et culturels et de gérer leurs propres affaires, a-t-elle souligné. Elle est aussi, a-t-elle poursuivi, de nature à mettre fin au déchirement qu'endurent nombre de familles sahraouies et au calvaire que vivent les populations séquestrées dans les camps de Tindouf et qui pourront, grâce à cette initiative, regagner la mère-patrie, le Maroc et y contribuer au développement économique et social des provinces du sud.
Cette table ronde a été organisée par l'Organisation pour la communication en Afrique et de promotion de la coopération économique internationale (Ocaproce International), autour du thème "les droits de l'homme, la paix et la réconciliation", avec la participation de représentants de pays, d'institutions et d'ONG.
La délégation du CORCAS, qui participe à la 18ème session du CDH (12/30 septembre), est composée outre Mlle Saadani et de Moulay Ahmed Mghizlat.



source: http://www.corcas.com

Dilapidation des ressources du Sahara Occidental : Des parlementaires européens dénoncent l’accord de pêche UE-Maroc


D.R
Au moins un dixième de l’ensemble du Parlement européen a déposé une motion pour protester contre le "très controversé accord de pêche signé entre l'UE et le Maroc", a indiqué jeudi le député britannique Andrew Duff dans un communiqué. L’objectif de cette démarche vise à empêcher le renouvellement de cet accord prévu en février 2012. Les parlementaires veulent également soumettre l’accord de partenariat UE Maroc à la Cour européenne de Justice, souligne la même source.
"La prolongation de l'accord de pêche marocain donne lieu à une incertitude juridique sur les motifs de fond et de procédure. Le Parlement a un devoir de veiller à cette obligation du Traité de l'UE à respecter pleinement le droit international", a déclaré M. Duff en annonçant le dépôt de la résolution. "Conformément à l'Accord et à son protocole, l'UE paye actuellement 36 millions de livres Sterlings (près de 40 millions d’euros) par an pour être autorisée en contrepartie à pêcher dans les eaux territoriales du Sahara occidental", souligne M. Duff.
"En droit international, la pêche au large du Sahara occidental est censée bénéficier à la population de ce territoire, la Cour européenne de justice doit maintenant dire si oui ou non l'accord répond à ce critère", a-t-il encore ajouté.

source: http://www.elmoudjahid.com

L’Onu exhorte le Maroc à respecter les droits culturels du Sahara occidental



New York, 18 sept 2011 (SPS) L'Experte indépendante des Nations Unies dans le domaine des droits culturels, Mme Farida Shaheed, a exhorté le gouvernement marocain à respecter les droits culturels du peuple du Sahara occidental, dénonçant les mesures coercitives menées contre la promotion de l’héritage culturel des Sahraouis, a indiqué l’ONU.
La représentante de l’ONU a fait ce constat à l’issue d’une visite effectuée au Maroc et au Sahara occidental du 5 au 16 septembre afin d'évaluer les efforts fournis par les autorités marocaines pour promouvoir et protéger les droits culturels et pour identifier les meilleures pratiques ainsi que les obstacles dans leur réalisation.
"J'ai également visité le Sahara occidental où j'ai fait la connaissance d'une multitude de festivals qui promeuvent l'héritage culturel de la région", a souligné Mme Shaheed.
Cependant, a-t-elle regretté, "certains musiciens sahraouis ont été empêchés de participer à ces festivals en raison du contenu spécifique de leurs spectacles ou performances. Certains ont également été empêchés de citer des noms sahraouis''.
En conséquence, a recommandé la représentante de l'ONU, ''les mesures qui empêchent ou limitent les droits culturels de la population du Sahara occidental devraient être révoquées immédiatement" par le gouvernement marocain.
En outre, elle a insisté pour souligner que "pour assurer le respect des droits culturels pour tous, il faut garantir la protection des droits de l'homme par des cadres juridiques"

source: Sahara Press Service

lundi 12 septembre 2011

La caravane de l'espoir

La caravane "European Youth Caravan for Western Sahara" organisera mercredi prochain, un sit-in, devant le siège du Parlement européen à Strasbourg pour dénoncer les violations des droits de l’homme commises par le Maroc au Sahara occidental et la signature des accords de pêche entre l’UE et le Maroc incluant les eaux territoriales sahraouies, selon les organisateurs de cette caravane.

      Les organisateurs de la caravane qui rencontreront les députés de l’intergroupe du Parlement européen pour le Sahara occidental, ont lancé un appel aux réseaux de solidarité pour le Sahara occidental en France à joindre la Khaima (tente) qu’ils dresseront devant le Parlement européen à cette occasion.
La caravane parcourra plusieurs pays européens dans le cadre d’une large campagne de sensibilisation autour de la question du Sahara occidental en vue de la création d’un réseau des jeunes d’Europe engagés en faveur de cette question, ont précisé les organisateurs.
Le représentant de l'union des étudiants sahraouis (UESARIO), Lahbib Mohamed Abdelaziz, présent à cette caravane, avait informé depuis Vienne, les jeunes européens de la situation des droits humains qui prévalent dans les territoires occupés du Sahara occidental et celle des jeunes dans les camps de réfugiés.

source: http://www.spsrasd.info/fr/content/la-caravane-de-la-jeunesse-europ%C3%A9enne-pour-le-sahara-occidental-organisera-mercredi-un-sit-d

vendredi 2 septembre 2011

Compte-rendu du livre Africa's Last Colony



Auteur du texte: Sola BALOGUN
Traduit par Esteban G.. Édité par Fausto Giudice

Je trouve cet ouvrage intéressant car il résume bien la situation au Sahara occidental mais aussi les enjeux du conflit. Le point de vue est celui d'un journaliste nigérien spécialiste de la question. Il a vécu au Sahara occidental et parle dans ce livre de son expérience. Je conseille cet ouvrage à toutes les personnes intéressées par la question du Sahara occidental car il éclaire bien des interrogations.


Propos de Sola BALOGUN:

Pour la majorité de la population nigériane les mots « Sahara occidental » évoquent le désert du Sahara. Et très peu de personnes au Nigeria (et en Afrique en général) connaissent l'existence d'un pays de notre continent qui s’appelle Sahara Occidental. Peut-être ignorent-ils son existence à cause de l’étranglement que le Maroc a imposé à ce pays.

En effet, de nos jours il y a un pays qui souffre toujours de l'oppression d'un autre. Le pire c’est qu’il s'agit de deux pays africains. La République Démocratique Arabe Sahraouie (son peuple porte le nom de Sahraoui) est une ex-colonie espagnole riche en ressources minérales comme les phosphates et a dans ses eaux territoriales une des plus grandes réserves de poisson du monde. Actuellement ses gisements sous-marins de pétrole sont en cours d’exploration.

Africa’s Last Colony: Spain’s Error, Morocco’s Sin (la dernière colonie africaine : l'erreur de l'Espagne, le péché du Maroc) décrit avec justesse la situation et les circonstances atroces qui marquent la vie du peuple sahraoui : eau empoisonnée, torture, disparitions forcées et autres aberrations.

Le livre rassemble l'expérience de l'auteur, Ike Abonyi, qui a visité la République Démocratique Arabe Sahraouie. Dans son introduction, Abonyi déplore qu’une histoire aussi inquiétante que celle de ce pays soit méconnue ou ignorée par le reste du monde. Le livre est divisé en trois parties, il est d’une écriture simple et accessible. Le titre complet est très pertinent : Africa’s Last Colony: Spain’s Error, Morocco’s Sin; An African Journalist’s Diary On Western Sahara (la dernière colonie africaine : l'erreur de l'Espagne, le péché du Maroc. Journal d'un journaliste africain au Sahara Occidental). L'auteur souligne également le fait que beaucoup d’Africains, même s'ils sont progressistes ou ont reçu une éducation sérieuse, méconnaissent l'existence d'un pays qui s’appelle République Démocratique Arabe Sahraouie, et encore moins sa lutte pour l’indépendance.

Ce point abordé par l'auteur est très significatif. Que ce soit dans les pays du Maghreb, d'Afrique ou d'Europe, on reste très peu informé de ce qui se passe au Sahara occidental. Les raisons de ce silence sont difficile à cerner, nous l'avons déjà vu, les enjeux de ce conflit dépassent les intérêts des protagonistes principaux. Les médias ont sans doute un rôle important à jouer dans cette absence d'information.


Dans son prologue, il dénonce l'hypocrisie de ces pays occidentaux qui se vantent de respecter les droits humains (la France, l'Allemagne et l'Espagne) tandis qu'ils ferment les yeux aux violations flagrantes des droits humains commises par le Maroc. De plus, il ajoute que le Nigéria a le devoir, en tant qu’État africain, d’aider le Sahara Occidental dans sa lutte pour la récupération de son indépendance.

La première partie du livre résume l'histoire du Sahara Occidental du temps de la colonie espagnole, le retrait espagnol de ce pays et l'invasion marocaine et mauritanienne. Il explique aussi la manière avec laquelle la Mauritanie avait restitué les territoires qu’elle avait spoliés alors que le Maroc s’est obstiné à garder les territoires occupés.

Tout comme d'autres analystes, Abonyi accuse l'Espagne de ne pas avoir finalisé le processus de décolonisation, c'est-à-dire, de ne pas avoir donné la direction du pays au Front Polisario, groupe politique fondé en 1973 pour en finir avec la colonisation espagnole.

Malgré la résolution de la Cour Internationale de Justice votée en 1975 stipulant que le Sahara Occidental était dès lors un pays indépendant de la colonisation espagnole et que sa souveraineté appartenait à son peuple, le Maroc a refusé de se retirer de ses territoires occupés et la guerre contre le Front Polisario a continué. En 1991 l'ONU avait négocié un cessez-le- feu et avait approuvé un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, mais le Maroc a empêché sa concrétisation.
Plus de 150.000 Sahraouis sont des réfugiés, d'autres sont déplacés à l’intérieur même de leur propre pays. Ils vivent grâce à une ration quotidienne du Programme Alimentaire Mondial de l'ONU ou bien ils sont harcelés et arrêtés sans procès légal, ou forcés à l'exil.

Des réfugiés qui vivent dans des conditions de vie difficiles. Pas d'accès à l'eau potable ni à l'éléctricité. Les enfants doivent parcourir parfois plusieurs kilomètres à pieds pour aller à l'école. Les jeunes qui vont étudier à l'exterieur des camps et qui reviennent diplômés n'ont pas accès à l'emploi. Le taux de chômage est très élevé et les soins de santé sont limités.

Dans la seconde partie du livre, Abonyi raconte l’expérience de son voyage au Sahara. Il avait pu observer que le camp avait bénéficié d'une certaine paix durant les 17 dernières années, mais il a également été témoin de la désillusion d'une grande partie de la jeunesse sahraouie, notamment au regard de la politique marocaine d'exploitation unilatérale des ressources et de l’indifférence totale face aux besoins du peuple sahraoui.

Notre indignation doit certainement se réveiller lorsque dans son récit, Abonyi raconte de quelle manière de jeunes Sahraouis ont perdu un de leurs membres et même la vie à cause de l’explosion des mines que le Maroc a disséminées tout le long du mur de 2.500 kilomètres qu’il a dressé dans le Sahara occidental occupé.
La troisième partie de Africa’s Last Colony est composée d'interviews avec des responsables du gouvernement sahraoui. Au cours d’une conversation avec Abonyi, le président Mohammed Abdulaziz fait l'éloge de l'attitude du Nigéria envers d'autres pays africains et de son leadership dans le continent. D’autres interviews y sont également retranscrites, notamment celle avec Mohamed Salem, commandant de l'école militaire sahraouie, et celle avec Mohammed Yeslem Beisat, ministre pour l'Afrique.

L'auteur pose des questions d’une très grande importance : pourquoi l’Espagne n'a-t-elle pas achevé un processus total de décolonisation dans lequel elle aurait fait une passation de pouvoir au Front Polisario ? Pourquoi le fait de partager la religion, la langue et la géographie n'aide pas à résoudre le problème entre le Maroc et le Sahara occidental ? Qui peut bien fabriquer et fournir les armes que le Maroc utilise pour terroriser la population sahraouie ? Quel sont les autres pays qui profitent de l'exploitation marocaine du Sahara occidental ? Quel est, dans cette situation, le rôle de la France, ex-puissance colonisatrice du Maroc ?

Il y a d'autres questions qui exigent des réponses : pourquoi le reste du monde arabe reste-t-il indifférent à l'oppression d'un « peuple frère » ? Quelles sortes de pressions l'Union africaine et d'autres organismes régionaux qui reconnaissent le Sahara occidental comme un État souverain exercent-ils sur le Maroc ?


Source : Daily Sun-Agony in Western Sahara
Article original publié le 27/10/2009
Esteban G., rédacteur du blog http://letacle.canalblog.com, et Fausto Giudice, rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste, sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.