lundi 19 septembre 2011

Discours marocain: le CORCAS souligne la pertinence de l'expérience de l'IER et de l'initiative d'autonomie



Mlle Saadani Maalainine, membre du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (CORCAS) a présenté, mardi à Genève, un exposé sur l’expérience marocaine dans le domaine de la justice transitoire réalisée par l’instance équité et réconciliation.







    Mlle Maouelainine a mis en avant, la pertinence de cette expérience et de la proposition d'autonomie du Sahara, lors d'un panel au Palais des Nations, en marge de la 18ème session du Conseil des Droits de l'Homme (CDH) de l'ONU.
Après avoir souligné le rôle de la paix et de la réconciliation dans le règlement des conflits et la consolidation des droits de l'homme, Mlle Saadani a donné un aperçu sur l'expérience marocaine de l'IER.
Cette instance, qui a permis d'établir la vérité et de tourner la page des violations passées des droits de l'Homme au Maroc, est une expérience unique dans le monde arabe, a-t-elle fait remarquer, avant de passer en revue les différentes formes de réparation de préjudices que cette expérience a permises.
L'intervenante a, par la suite, abordé la proposition marocaine d'autonomie élargie dans les provinces du Sud élaborée et adoptée par le CORCAS, créé en 2006 et qui est, a-t-elle rappelé, composé de 141 membres représentant toutes les composantes de la société sahraouie.
Elle a fait observer que cette initiative, proposée par le Maroc pour mettre fin à l'impasse que connaissait le conflit du Sahara à cause de l'intransigeance du polisario, est la seule solution réalisable de ce conflit, vieux de plus de trente ans.
La mise en œuvre de la proposition d'autonomie permettra en effet aux populations du Sahara marocain de jouir de leurs droits économiques, sociaux et culturels et de gérer leurs propres affaires, a-t-elle souligné. Elle est aussi, a-t-elle poursuivi, de nature à mettre fin au déchirement qu'endurent nombre de familles sahraouies et au calvaire que vivent les populations séquestrées dans les camps de Tindouf et qui pourront, grâce à cette initiative, regagner la mère-patrie, le Maroc et y contribuer au développement économique et social des provinces du sud.
Cette table ronde a été organisée par l'Organisation pour la communication en Afrique et de promotion de la coopération économique internationale (Ocaproce International), autour du thème "les droits de l'homme, la paix et la réconciliation", avec la participation de représentants de pays, d'institutions et d'ONG.
La délégation du CORCAS, qui participe à la 18ème session du CDH (12/30 septembre), est composée outre Mlle Saadani et de Moulay Ahmed Mghizlat.



source: http://www.corcas.com

Dilapidation des ressources du Sahara Occidental : Des parlementaires européens dénoncent l’accord de pêche UE-Maroc


D.R
Au moins un dixième de l’ensemble du Parlement européen a déposé une motion pour protester contre le "très controversé accord de pêche signé entre l'UE et le Maroc", a indiqué jeudi le député britannique Andrew Duff dans un communiqué. L’objectif de cette démarche vise à empêcher le renouvellement de cet accord prévu en février 2012. Les parlementaires veulent également soumettre l’accord de partenariat UE Maroc à la Cour européenne de Justice, souligne la même source.
"La prolongation de l'accord de pêche marocain donne lieu à une incertitude juridique sur les motifs de fond et de procédure. Le Parlement a un devoir de veiller à cette obligation du Traité de l'UE à respecter pleinement le droit international", a déclaré M. Duff en annonçant le dépôt de la résolution. "Conformément à l'Accord et à son protocole, l'UE paye actuellement 36 millions de livres Sterlings (près de 40 millions d’euros) par an pour être autorisée en contrepartie à pêcher dans les eaux territoriales du Sahara occidental", souligne M. Duff.
"En droit international, la pêche au large du Sahara occidental est censée bénéficier à la population de ce territoire, la Cour européenne de justice doit maintenant dire si oui ou non l'accord répond à ce critère", a-t-il encore ajouté.

source: http://www.elmoudjahid.com

L’Onu exhorte le Maroc à respecter les droits culturels du Sahara occidental



New York, 18 sept 2011 (SPS) L'Experte indépendante des Nations Unies dans le domaine des droits culturels, Mme Farida Shaheed, a exhorté le gouvernement marocain à respecter les droits culturels du peuple du Sahara occidental, dénonçant les mesures coercitives menées contre la promotion de l’héritage culturel des Sahraouis, a indiqué l’ONU.
La représentante de l’ONU a fait ce constat à l’issue d’une visite effectuée au Maroc et au Sahara occidental du 5 au 16 septembre afin d'évaluer les efforts fournis par les autorités marocaines pour promouvoir et protéger les droits culturels et pour identifier les meilleures pratiques ainsi que les obstacles dans leur réalisation.
"J'ai également visité le Sahara occidental où j'ai fait la connaissance d'une multitude de festivals qui promeuvent l'héritage culturel de la région", a souligné Mme Shaheed.
Cependant, a-t-elle regretté, "certains musiciens sahraouis ont été empêchés de participer à ces festivals en raison du contenu spécifique de leurs spectacles ou performances. Certains ont également été empêchés de citer des noms sahraouis''.
En conséquence, a recommandé la représentante de l'ONU, ''les mesures qui empêchent ou limitent les droits culturels de la population du Sahara occidental devraient être révoquées immédiatement" par le gouvernement marocain.
En outre, elle a insisté pour souligner que "pour assurer le respect des droits culturels pour tous, il faut garantir la protection des droits de l'homme par des cadres juridiques"

source: Sahara Press Service

lundi 12 septembre 2011

La caravane de l'espoir

La caravane "European Youth Caravan for Western Sahara" organisera mercredi prochain, un sit-in, devant le siège du Parlement européen à Strasbourg pour dénoncer les violations des droits de l’homme commises par le Maroc au Sahara occidental et la signature des accords de pêche entre l’UE et le Maroc incluant les eaux territoriales sahraouies, selon les organisateurs de cette caravane.

      Les organisateurs de la caravane qui rencontreront les députés de l’intergroupe du Parlement européen pour le Sahara occidental, ont lancé un appel aux réseaux de solidarité pour le Sahara occidental en France à joindre la Khaima (tente) qu’ils dresseront devant le Parlement européen à cette occasion.
La caravane parcourra plusieurs pays européens dans le cadre d’une large campagne de sensibilisation autour de la question du Sahara occidental en vue de la création d’un réseau des jeunes d’Europe engagés en faveur de cette question, ont précisé les organisateurs.
Le représentant de l'union des étudiants sahraouis (UESARIO), Lahbib Mohamed Abdelaziz, présent à cette caravane, avait informé depuis Vienne, les jeunes européens de la situation des droits humains qui prévalent dans les territoires occupés du Sahara occidental et celle des jeunes dans les camps de réfugiés.

source: http://www.spsrasd.info/fr/content/la-caravane-de-la-jeunesse-europ%C3%A9enne-pour-le-sahara-occidental-organisera-mercredi-un-sit-d

vendredi 2 septembre 2011

Compte-rendu du livre Africa's Last Colony



Auteur du texte: Sola BALOGUN
Traduit par Esteban G.. Édité par Fausto Giudice

Je trouve cet ouvrage intéressant car il résume bien la situation au Sahara occidental mais aussi les enjeux du conflit. Le point de vue est celui d'un journaliste nigérien spécialiste de la question. Il a vécu au Sahara occidental et parle dans ce livre de son expérience. Je conseille cet ouvrage à toutes les personnes intéressées par la question du Sahara occidental car il éclaire bien des interrogations.


Propos de Sola BALOGUN:

Pour la majorité de la population nigériane les mots « Sahara occidental » évoquent le désert du Sahara. Et très peu de personnes au Nigeria (et en Afrique en général) connaissent l'existence d'un pays de notre continent qui s’appelle Sahara Occidental. Peut-être ignorent-ils son existence à cause de l’étranglement que le Maroc a imposé à ce pays.

En effet, de nos jours il y a un pays qui souffre toujours de l'oppression d'un autre. Le pire c’est qu’il s'agit de deux pays africains. La République Démocratique Arabe Sahraouie (son peuple porte le nom de Sahraoui) est une ex-colonie espagnole riche en ressources minérales comme les phosphates et a dans ses eaux territoriales une des plus grandes réserves de poisson du monde. Actuellement ses gisements sous-marins de pétrole sont en cours d’exploration.

Africa’s Last Colony: Spain’s Error, Morocco’s Sin (la dernière colonie africaine : l'erreur de l'Espagne, le péché du Maroc) décrit avec justesse la situation et les circonstances atroces qui marquent la vie du peuple sahraoui : eau empoisonnée, torture, disparitions forcées et autres aberrations.

Le livre rassemble l'expérience de l'auteur, Ike Abonyi, qui a visité la République Démocratique Arabe Sahraouie. Dans son introduction, Abonyi déplore qu’une histoire aussi inquiétante que celle de ce pays soit méconnue ou ignorée par le reste du monde. Le livre est divisé en trois parties, il est d’une écriture simple et accessible. Le titre complet est très pertinent : Africa’s Last Colony: Spain’s Error, Morocco’s Sin; An African Journalist’s Diary On Western Sahara (la dernière colonie africaine : l'erreur de l'Espagne, le péché du Maroc. Journal d'un journaliste africain au Sahara Occidental). L'auteur souligne également le fait que beaucoup d’Africains, même s'ils sont progressistes ou ont reçu une éducation sérieuse, méconnaissent l'existence d'un pays qui s’appelle République Démocratique Arabe Sahraouie, et encore moins sa lutte pour l’indépendance.

Ce point abordé par l'auteur est très significatif. Que ce soit dans les pays du Maghreb, d'Afrique ou d'Europe, on reste très peu informé de ce qui se passe au Sahara occidental. Les raisons de ce silence sont difficile à cerner, nous l'avons déjà vu, les enjeux de ce conflit dépassent les intérêts des protagonistes principaux. Les médias ont sans doute un rôle important à jouer dans cette absence d'information.


Dans son prologue, il dénonce l'hypocrisie de ces pays occidentaux qui se vantent de respecter les droits humains (la France, l'Allemagne et l'Espagne) tandis qu'ils ferment les yeux aux violations flagrantes des droits humains commises par le Maroc. De plus, il ajoute que le Nigéria a le devoir, en tant qu’État africain, d’aider le Sahara Occidental dans sa lutte pour la récupération de son indépendance.

La première partie du livre résume l'histoire du Sahara Occidental du temps de la colonie espagnole, le retrait espagnol de ce pays et l'invasion marocaine et mauritanienne. Il explique aussi la manière avec laquelle la Mauritanie avait restitué les territoires qu’elle avait spoliés alors que le Maroc s’est obstiné à garder les territoires occupés.

Tout comme d'autres analystes, Abonyi accuse l'Espagne de ne pas avoir finalisé le processus de décolonisation, c'est-à-dire, de ne pas avoir donné la direction du pays au Front Polisario, groupe politique fondé en 1973 pour en finir avec la colonisation espagnole.

Malgré la résolution de la Cour Internationale de Justice votée en 1975 stipulant que le Sahara Occidental était dès lors un pays indépendant de la colonisation espagnole et que sa souveraineté appartenait à son peuple, le Maroc a refusé de se retirer de ses territoires occupés et la guerre contre le Front Polisario a continué. En 1991 l'ONU avait négocié un cessez-le- feu et avait approuvé un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui, mais le Maroc a empêché sa concrétisation.
Plus de 150.000 Sahraouis sont des réfugiés, d'autres sont déplacés à l’intérieur même de leur propre pays. Ils vivent grâce à une ration quotidienne du Programme Alimentaire Mondial de l'ONU ou bien ils sont harcelés et arrêtés sans procès légal, ou forcés à l'exil.

Des réfugiés qui vivent dans des conditions de vie difficiles. Pas d'accès à l'eau potable ni à l'éléctricité. Les enfants doivent parcourir parfois plusieurs kilomètres à pieds pour aller à l'école. Les jeunes qui vont étudier à l'exterieur des camps et qui reviennent diplômés n'ont pas accès à l'emploi. Le taux de chômage est très élevé et les soins de santé sont limités.

Dans la seconde partie du livre, Abonyi raconte l’expérience de son voyage au Sahara. Il avait pu observer que le camp avait bénéficié d'une certaine paix durant les 17 dernières années, mais il a également été témoin de la désillusion d'une grande partie de la jeunesse sahraouie, notamment au regard de la politique marocaine d'exploitation unilatérale des ressources et de l’indifférence totale face aux besoins du peuple sahraoui.

Notre indignation doit certainement se réveiller lorsque dans son récit, Abonyi raconte de quelle manière de jeunes Sahraouis ont perdu un de leurs membres et même la vie à cause de l’explosion des mines que le Maroc a disséminées tout le long du mur de 2.500 kilomètres qu’il a dressé dans le Sahara occidental occupé.
La troisième partie de Africa’s Last Colony est composée d'interviews avec des responsables du gouvernement sahraoui. Au cours d’une conversation avec Abonyi, le président Mohammed Abdulaziz fait l'éloge de l'attitude du Nigéria envers d'autres pays africains et de son leadership dans le continent. D’autres interviews y sont également retranscrites, notamment celle avec Mohamed Salem, commandant de l'école militaire sahraouie, et celle avec Mohammed Yeslem Beisat, ministre pour l'Afrique.

L'auteur pose des questions d’une très grande importance : pourquoi l’Espagne n'a-t-elle pas achevé un processus total de décolonisation dans lequel elle aurait fait une passation de pouvoir au Front Polisario ? Pourquoi le fait de partager la religion, la langue et la géographie n'aide pas à résoudre le problème entre le Maroc et le Sahara occidental ? Qui peut bien fabriquer et fournir les armes que le Maroc utilise pour terroriser la population sahraouie ? Quel sont les autres pays qui profitent de l'exploitation marocaine du Sahara occidental ? Quel est, dans cette situation, le rôle de la France, ex-puissance colonisatrice du Maroc ?

Il y a d'autres questions qui exigent des réponses : pourquoi le reste du monde arabe reste-t-il indifférent à l'oppression d'un « peuple frère » ? Quelles sortes de pressions l'Union africaine et d'autres organismes régionaux qui reconnaissent le Sahara occidental comme un État souverain exercent-ils sur le Maroc ?


Source : Daily Sun-Agony in Western Sahara
Article original publié le 27/10/2009
Esteban G., rédacteur du blog http://letacle.canalblog.com, et Fausto Giudice, rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste, sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

La Libye défend le "Sahara marocain"


Taieb Fassi Fihri, ministre marocain des Affaires étrangères à gauche et Mustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition libyen à droite.

«L'avenir du Sahara ne peut être que sous souveraineté marocaine», a déclaré un porte-parole du Conseil national de transition libyen.

Tripoli et Rabat sont, selon toute vraisemblance, sur la même longueur d'onde en ce qui concerne la question du Sahara occidental. L'information a vite été relayée par l'agence officielle de presse marocaine.

Le Maroc vient de reconnaitre l'organe politique de l'insurrection libyenne. Coïncidence? Mercredi dernier, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération marocain, Taieb Fassi Fihri, s'est rendu à Benghazi où il a été chargé de transmettre un message verbal au président du CNT. Quel en était la teneur?

«Le message royal porte sur l'évolution significative enregistrée sur la scène libyenne et le rôle déterminant joué par le CNT dans cette nouvelle page de l'histoire de ce pays, pour la réalisation des aspirations légitimes du peuple libyen frère à la démocratie, à la liberté et au progrès», peut-on lire dans une dépêche de la MAP (Maghreb Arabe Press) datée du 1er septembre. Eloges envoyées donc par le Palais royal marocain.

Le président du CNT lui a rendu la pareille dans un échange de bons procédés, annonciateur d'une nouvelle entente entre les nouveaux hommes forts de Tripoli et le Maroc. «Le rôle prépondérant et l'appui du Royaume du Maroc à la révolution libyenne étaient sans équivoque depuis la première semaine de la constitution du Conseil national de transition», a souligné Mustapha Abdeljalil dans une déclaration à la presse à l'issue de l'audience qu'il a accordée au chef de la diplomatie marocaine.

Le 31 août, la télévision régionale de Laayoun ( au Sahara occidental) diffusait dans son journal du soir une déclaration téléphonique du porte-parole du Conseil national de transition basé à Londres: «L'avenir du Sahara ne peut être que sous souveraineté du Royaume du Maroc», a déclaré Jomoa Al-Gamaty.

Il faut savoir que le terrain, en plus d'être favorable, a été déblayé pour aboutir à ce type d'entente. Le Front Polisario depuis le début de la crise libyenne a été la cible constante de la rébellion libyenne qui l'accusait de participer à ce conflit aux côtés des forces loyales de Kadhafi.
«Des milliers de partisans de Kadhafi ont été arrêtés, parmi lesquels des centaines de mercenaires africains et 556 mercenaires du Front Polisario qui luttent face au Maroc pour l'indépendance du Sahara occidental», a rapporté sur son site «Geotribune», un magazine généraliste qui traite des «questions stratégiques».
L'agence de presse officielle marocaine s'est empressée de répercuter ces accusations non confirmées. «Plusieurs de ces mercenaires ont été arrêtés dans la ville de Zawiya, mais également dans le complexe militaire de Bab El Aziziah...», ajoute MAP dans une dépêche datée du 1/09/2011. Ceci reste des allégations qu'il est dangereux de répandre. Comment et pourquoi le Front Polisario aurait participé aux combats alors qu' il a décidé d'entrer en négociations avec le Maroc pour mettre un terme au conflit du Sahara occidental de façon pacifique?

Un accord maroco-libyen semble avoir été conclu aux dépens du Sahara occidental. Résultat, le mouvement de libération sahraoui, représenté par le Front Polisario est pointé du doigt et critiqué. Cela ne présage rien de bon à la veille de nouvelles négociations pour arriver à la paix au Sahara occidental.


sources: www.map.co.ma
               http://www.lesoir-echos.com/2011/09/02/maroc-libye-meilleurs-amis-du-monde%C2%A0/

jeudi 1 septembre 2011

Manifestations et Répressions ont rythmé le mois de Ramadan



Au Sahara occidental, au mois d'août, la police aurait fait un usage excessif de la violence et s’en serait pris non seulement aux Sahraouis qui manifestaient pacifiquement, mais aussi aux journalistes qui faisaient la couverture de ces manifestations.

Selon Sahara Thawra (mouvement de défense des droits des Sahraouis), le 5 août il eut de violents affrontements entre des manifestants sahraouis et les Forces militaires marocaines. Les manifestants demandaient de mettre fin au pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, la liberté des prisonniers politiques sahraouis emprisonnés au Maroc et des emplois pour la population fortement touchée par le chômage.



Le 8 août, une manifestation pacifique similaire devant le ministère de l'Énergie et des Mines à Laayoun a mobilisé plus de 500 personnes. Elle s'est finie en affrontements. Après la manifestation, la police et les forces armées marocaines sont intervenues pour impressionner et effrayer les manifestants. Les combats ont duré près de deux heures.
Le 11 août, un rassemblement moins conséquent ( des dizaines de Sahraouis) revendiquait de meilleures conditions de travail dans la société de Phosboucraa (société d'extraction et de gestion de phosphate) et la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis. Répressions démesurée, de nombreux blessés et plusieurs maisons de Sahraouis détruites.

Manifestation devant la société Phosboucraa


D'autres manifestations ont éclaté le 12 août, deux journalistes ont été attaqué par les Forces de sécurité marocaines alors qu'ils voulaient couvrir les manifestations pour leurs médias respectifs. Il s'agit de Mohamed Ayache Buihi, journaliste du quotidien marocain Al-Massae et éditeur du site Saharanow.com et Hamid Bouffous, journaliste pour Al-Umma Risalat. Selon Reporters sans Frontières, ils ont subit des violences physiques et verbales.
De telles évènements se sont répétés le 23 août dans le Camp Gdeim Izik situé à 15km de Laayoun où vivent plus de 40000 réfugiés sahraouis. Un sit-in pacifique a été dispersé violemment par les services de sécurité marocains qui avaient mobilisé plusieurs unités de la gendarmerie et de la police. Un couvre-feu a été imposé. Le 24 août, dans la ville de Boujdour au Sud-Ouest de Laayoun, une manifestation supplémentaire a été réprimée, il s'agit d'une action de chômeurs qui ont dénoncé leur situation économique précaire. Depuis, Boujdour est isolée et assiégée par différentes unités militaires marocaines.
Dernière manifestation en date, le 25 août, le peuple sahraoui s' est de nouveau mobilisé au centre de Laayoun pour revendiquer le droit à l'autodétermination. Des centaines de Sahraouis ont scandé des slogans contre le régime d'occupation. Ils ont été brutalement dispersé par les services militaires du Maroc.


Un mois d'août mouvementé au Sahara occidental et frappé par la violence, la répression et la détermination du peuple sahraoui qui garde espoir et rêve de liberté.
Paradoxe, c'était le mois de Ramadan pour tous les musulmans, un mois sacré pendant lequel on aide les nécessiteux, on se surpasse, on exclu toute violence et on multiplient les bonnes actions...



sources: http://saharathawra.org/
http://www.spsrasd.info/fr/content/un-mois-da%C3%B4ut-chaud-%C3%A0-el-aaiun