jeudi 1 septembre 2011

Manifestations et Répressions ont rythmé le mois de Ramadan



Au Sahara occidental, au mois d'août, la police aurait fait un usage excessif de la violence et s’en serait pris non seulement aux Sahraouis qui manifestaient pacifiquement, mais aussi aux journalistes qui faisaient la couverture de ces manifestations.

Selon Sahara Thawra (mouvement de défense des droits des Sahraouis), le 5 août il eut de violents affrontements entre des manifestants sahraouis et les Forces militaires marocaines. Les manifestants demandaient de mettre fin au pillage des ressources naturelles du Sahara occidental, la liberté des prisonniers politiques sahraouis emprisonnés au Maroc et des emplois pour la population fortement touchée par le chômage.



Le 8 août, une manifestation pacifique similaire devant le ministère de l'Énergie et des Mines à Laayoun a mobilisé plus de 500 personnes. Elle s'est finie en affrontements. Après la manifestation, la police et les forces armées marocaines sont intervenues pour impressionner et effrayer les manifestants. Les combats ont duré près de deux heures.
Le 11 août, un rassemblement moins conséquent ( des dizaines de Sahraouis) revendiquait de meilleures conditions de travail dans la société de Phosboucraa (société d'extraction et de gestion de phosphate) et la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis. Répressions démesurée, de nombreux blessés et plusieurs maisons de Sahraouis détruites.

Manifestation devant la société Phosboucraa


D'autres manifestations ont éclaté le 12 août, deux journalistes ont été attaqué par les Forces de sécurité marocaines alors qu'ils voulaient couvrir les manifestations pour leurs médias respectifs. Il s'agit de Mohamed Ayache Buihi, journaliste du quotidien marocain Al-Massae et éditeur du site Saharanow.com et Hamid Bouffous, journaliste pour Al-Umma Risalat. Selon Reporters sans Frontières, ils ont subit des violences physiques et verbales.
De telles évènements se sont répétés le 23 août dans le Camp Gdeim Izik situé à 15km de Laayoun où vivent plus de 40000 réfugiés sahraouis. Un sit-in pacifique a été dispersé violemment par les services de sécurité marocains qui avaient mobilisé plusieurs unités de la gendarmerie et de la police. Un couvre-feu a été imposé. Le 24 août, dans la ville de Boujdour au Sud-Ouest de Laayoun, une manifestation supplémentaire a été réprimée, il s'agit d'une action de chômeurs qui ont dénoncé leur situation économique précaire. Depuis, Boujdour est isolée et assiégée par différentes unités militaires marocaines.
Dernière manifestation en date, le 25 août, le peuple sahraoui s' est de nouveau mobilisé au centre de Laayoun pour revendiquer le droit à l'autodétermination. Des centaines de Sahraouis ont scandé des slogans contre le régime d'occupation. Ils ont été brutalement dispersé par les services militaires du Maroc.


Un mois d'août mouvementé au Sahara occidental et frappé par la violence, la répression et la détermination du peuple sahraoui qui garde espoir et rêve de liberté.
Paradoxe, c'était le mois de Ramadan pour tous les musulmans, un mois sacré pendant lequel on aide les nécessiteux, on se surpasse, on exclu toute violence et on multiplient les bonnes actions...



sources: http://saharathawra.org/
http://www.spsrasd.info/fr/content/un-mois-da%C3%B4ut-chaud-%C3%A0-el-aaiun

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