mercredi 31 août 2011

Portrait d'une héroÏne, Aminatou Haidar






Aminatou Haidar, militante sahraouie

           Aminatou Haidar est une activiste sahraouie. Cette mère de deux enfants a 42 ans. Elle milite pour l'indépendance du Sahara occidental depuis 1975.
Aujourd'hui, le Maroc refuse le retour d'Aminatou chez elle à Laayoun au Sahara. Ce qu'on lui reproche c'est d'avoir critiqué le roi Mohammed VI et sa politique au Sahara occidental.
Mme Haidar s'est trouvée en Espagne en 2009, où elle a observé une grève de la faim. Elle a refusé la nationalité espagnole et le droit d'asile en Espagne car elle voulait avant tout retrouver sa patrie.


Aminatou Haidar représente toutes les femmes du Sahara occidental. Toutes des combattantes impliquées dans la cause de l'indépendance et dans l'organisation de la société. Symbole de la lutte pacifique pour l’autodétermination du peuple sahraoui, la militante multiplie les actions de sensibilisation.
           C'est en 1987, à l'âge de 20 ans, qu'Aminatou Haidar est arrêtée pour la première fois, suite à une manifestation sahraouie durement réprimée à Laayoun. Victime de torture, elle sera portée disparue pendant quatre ans, jusqu'en novembre 1991. A sa libération, elle reprend la lutte.

Depuis Laayoun, elle multiplie les actions comme des manifestations pacifiques et la création de comités de soutien. Elle étoffe son réseau de contacts à l'étranger. En 2005, lors d'une énième manifestation organisée à Laayoun, manifestation appelée l'Intifada du Sahara, elle est blessée par les forces de l'ordre, qui, viennent plus tard l'arrêter à l'hôpital. Elle est de nouveau condamnée et passera sept mois dans la tristement célèbre "prison noire" de Laayoun. Pendant sa détention, le 11 octobre 2005, le Parlement européen adopte une résolution demandant officiellement sa libération.
Quand elle est relâchée à l'issue de sa peine, en janvier 2006, la militante reçoit un passeport marocain et entame une tournée internationale qui la conduit notamment à témoigner devant la Commission de coopération et de développement du Parlement européen.
 "N'eût été votre solidarité, votre interpellation des autorités marocaines, je ne serais peut-être pas là aujourd'hui. Mais mon cas n'est pas unique", explique-t-elle alors aux membres de la Commission.
La même année, elle recoit le prix Juan María Bandres, décerné par la Commission espagnole d'aide aux réfugiés (CEAR). En 2007, c'est au tour de l'organisation internationale Solimar de récompenser la militante sahraouie, en lui attribuant le prix Silver Rose. Elle a reçu d'autres reconnaissances de la Communauté internationale, notamment à New York, un prix en faveur des droits de l'homme. Et, en Italie, la citoyenneté d’honneur par le Conseil municipal de Montespertoli qui a estimé qu’il a fait "un geste concret de condamnation de la violence perpétrée par les autorités marocaines, contre le peuple sahraoui". La cérémonie organisée à cet effet s’est déroulée en présence du représentant sahraoui en Toscane, Abdellai Salem Mohamed, et d’un groupe d’enfants sahraouis invités en Italie.
«C’est la première fois que la municipalité de Montespertoli donne une telle reconnaissance à une personnalité de l’importance d’Aminatou Haidar qui, avec son courage et sa ténacité, incarne toutes les injustices que le peuple sahraoui subit depuis de nombreuses années», extrait du communiqué de presse du Conseil.

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