camp de réfugiés sahraouis à Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie
Selon les statistiques du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugies (UNHCR), l’Algérie a recensé 94 480 personnes entre réfugiés et demandeurs d’asile.
La majeure partie, 90 000, sont des réfugiés du Sahara occidental, 4 000 sont Palestiniens et 250 viennent de pays divers.
La majeure partie, 90 000, sont des réfugiés du Sahara occidental, 4 000 sont Palestiniens et 250 viennent de pays divers.
Lakhdari Mouenis, secrétaire général de la section algérienne d’Amnesty International, s'est exprimé mercredi dernier lors d’un point de presse, au siège de l’association, à Alger.
Pour M. Mouenis, “l’Algérie ne respecte pas le protocole international concernant les droits de réfugiés, et ce, malgré sa ratification de la convention et du protocole qui protègent cette catégorie de populations”. Le secrétaire général de la section algérienne d’Amnesty International a dénoncé “les dépassements dont l’Algérie se rend coupable en faisant fi des lois internationales”. “En Algérie, quand un réfugié ou un demandeur d’asile se fait arrêter par la police, il est reconduit immédiatement aux frontières, même s’il a la carte de réfugié délivrée par le bureau du HCR”, a souligné M. Mouenis.
Il faut faire la différence entre un émigrant, un réfugié et un demandeur d’asile. C’est dans ce seul cas que les réfugiés et les demandeurs d’asile peuvent bénéficier de leurs droits et accomplir leurs obligations selon M. Mouenis. Il a indiqué que “le respect des lois permettrait à ces personnes de bénéficier d’un travail pour subvenir à leur besoin. Dans la situation actuelle, les réfugiés et demandeurs d’asile vivent des aides du HCR. Car à ce jour, ils n’ont pas le droit de travailler”.
Pour M. Mouenis, “l’Algérie ne respecte pas le protocole international concernant les droits de réfugiés, et ce, malgré sa ratification de la convention et du protocole qui protègent cette catégorie de populations”. Le secrétaire général de la section algérienne d’Amnesty International a dénoncé “les dépassements dont l’Algérie se rend coupable en faisant fi des lois internationales”. “En Algérie, quand un réfugié ou un demandeur d’asile se fait arrêter par la police, il est reconduit immédiatement aux frontières, même s’il a la carte de réfugié délivrée par le bureau du HCR”, a souligné M. Mouenis.
Il faut faire la différence entre un émigrant, un réfugié et un demandeur d’asile. C’est dans ce seul cas que les réfugiés et les demandeurs d’asile peuvent bénéficier de leurs droits et accomplir leurs obligations selon M. Mouenis. Il a indiqué que “le respect des lois permettrait à ces personnes de bénéficier d’un travail pour subvenir à leur besoin. Dans la situation actuelle, les réfugiés et demandeurs d’asile vivent des aides du HCR. Car à ce jour, ils n’ont pas le droit de travailler”.
La reconduction des réfugiés vers les frontières de l'Algérie a obligé le HCR à créer un camp au Tchad pour abriter ces personnes dont aucun pays de la région ne veut.
Selon le secretaire général, la situation pourrait se compliquer si l’Algérie ne fait rien pour lever l’ambiguïté qui entoure la question, surtout avec les évènements qui secouent la région. “Avec ce qui s'est passé en Tunisie et en Libye, depuis le début de l’année, le camp de Ras El-Djdir a enregistré 900 000 déplacés. Et sachant que les Libyens et les Tunisiens migrent vers l’Est et l’Ouest, nous devons nous interroger sur leur statut et leur avenir”, a soulevé M. Mouenis.
Bien que signataire de la Convention de 1951 sur les réfugiés et du Protocole de 1967, l’Algérie n’a pas encore mis en place de système d’asile global. Le HCR examine les demandes d’asile et assure la détermination du statut de réfugié en vertu de son mandat.
Bien que signataire de la Convention de 1951 sur les réfugiés et du Protocole de 1967, l’Algérie n’a pas encore mis en place de système d’asile global. Le HCR examine les demandes d’asile et assure la détermination du statut de réfugié en vertu de son mandat.

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