A la suite des mouvements de protestations au Maroc en février dernier, le Roi Mohammed VI a envisagé la réforme de la Constitution dans le but de désamorcer un éventuel conflit interne. Souvenez-vous, les Marocains avaient décidé d´occuper la rue chaque dimanche, immitant les autres peuples arabes qui protestent, toujours, pour réclamer plus de dignité humaine, plus de justice sociale et de libertés politiques.
Derrière l'objectif avancé d'instaurer un système administratif, le projet de Constitution instaure la régionalisation. Il a été voté vendredi dernier par 98% des 60% des électeurs qui ont voté.
Mais l´idée de ce projet ne naît pas des mouvements de protestation populaires au Maroc. Elle remonte à la première moitié des années 2000 lorsque Rabat avait décidé de faire des propositions de réformes politiques pour trouvé une solution à la question du Sahara occidental. Et une solution qui arrange le Maroc, soit, l'annexion de la région du Sahara occidental.
L'Espagne, avec le soutien de la France, conseille le système des autonomies espagnols. La révision de la Constitution ne doit donc pas seulement permettre de décentraliser le pouvoir administratif trop lourd.
L'Espagne, avec le soutien de la France, conseille le système des autonomies espagnols. La révision de la Constitution ne doit donc pas seulement permettre de décentraliser le pouvoir administratif trop lourd.
La nouvelle Constitution prévoit l'annexion des deux régions du territoire sahraoui dont le nord est carrément intégré au sud du Maroc. Le Maroc prend une décision qui risque d'aggraver le conflit du Sahara occidental. Conflit qui dure depuis l'année 1975 parce que le Maroc refuse de reconnaître le droit à l´autodétermination du peuple sahraoui.
L´intégration de l´ex- colonie espagnole, le Sahara occidental, dans la nouvelle organisation territoriale marocaine, a été dénoncée par le président du Front Polisario Mohamed Abdelaziz dans sa récente lettre au Secrétaire général de l´ONU, M. Ban Ki-moon (voir le post associé). Cette décision du Maroc met en péril la reprise des négociations entre le Maroc et le Front Polisario prévu à la mi-juillet à Manhassat, près de New York. La tenue d'un référendum d'auto-détermination, jusqu'alors toujours refusée par le Maroc, n'a à première vue plus de chance d'aboutir. Le représentant personnel du Secrétaire général de l´ONU, M.Christopher Ross, aura beaucoup de mal à faire accepter des concessions de la délégation marocaine.
L´intégration de l´ex- colonie espagnole, le Sahara occidental, dans la nouvelle organisation territoriale marocaine, a été dénoncée par le président du Front Polisario Mohamed Abdelaziz dans sa récente lettre au Secrétaire général de l´ONU, M. Ban Ki-moon (voir le post associé). Cette décision du Maroc met en péril la reprise des négociations entre le Maroc et le Front Polisario prévu à la mi-juillet à Manhassat, près de New York. La tenue d'un référendum d'auto-détermination, jusqu'alors toujours refusée par le Maroc, n'a à première vue plus de chance d'aboutir. Le représentant personnel du Secrétaire général de l´ONU, M.Christopher Ross, aura beaucoup de mal à faire accepter des concessions de la délégation marocaine.
La Constitution marocaine constitue un nouveau blocage juridique du processus de décolonisation du Sahara occidental. Cette manœuvre a été dénoncée par les associations civiles de soutien à la cause sahraouie en Espagne, ancienne puissance coloniale du Sahara occidental. José Taboada, qui coordonne la fédération de ces associations, a adressé, vendredi, une lettre à Mme Hillary Clinton, en visite à Madrid, invitant les Etats-Unis à engager une action pour que soit respectée la légalité internationale au Sahara occidental, une responsabilité que "les puissances européennes (allusion à la France et à l´Espagne) ont refusé d´assumer".
L´ancien Secrétaire d´Etat américain James Baker est l´auteur du plan qui porte son nom qui a été adopté en juillet 2003 par le Conseil de sécurité. Un plan dont s´inspire, aujourd´hui, son compatriote, Christopher Ross. Sa volonté de trouver une solution à ce conflit vieux de plus de 35 ans se heurte aux manœuvres de certains pays de l´UE qui viennent de voter à Bruxelles la prorogation de l´accord de pêche UE-Maroc élargi au Sahara occidental. Une manière de reconnaître l´annexion de fait du Sahara occidental par le Maroc.
L´ancien Secrétaire d´Etat américain James Baker est l´auteur du plan qui porte son nom qui a été adopté en juillet 2003 par le Conseil de sécurité. Un plan dont s´inspire, aujourd´hui, son compatriote, Christopher Ross. Sa volonté de trouver une solution à ce conflit vieux de plus de 35 ans se heurte aux manœuvres de certains pays de l´UE qui viennent de voter à Bruxelles la prorogation de l´accord de pêche UE-Maroc élargi au Sahara occidental. Une manière de reconnaître l´annexion de fait du Sahara occidental par le Maroc.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire